Que de reproches. A moi, par moi. Personne n'est parfait. C'est pas pour autant que j'arrêterais de cogiter. Encore moins ce soir. Besoin de vider mon sac. Mais voilà. Au final, il n'y a personne.Connaissances nombreuses. Et ça s'arrêtera là, ce soir.
Les autres sont trop loin, trop proche... trop.
Maïwenn a peur. Ça se sait, c'est pas nouveau. N'en faisons pas un plat. Incapable de ne pas regarder en arrière. Elle s'arrête sur un souvenir si.. irréel. Ne voulant rien oublier. Hélas la mémoire s'effiloche. Je nous revois, je vous revois... Maïwenn se "confie". Mais ne l'a jamais réellement fait car elle sait aussi mentir. Elle baratine. C'est si simple, si facile. Sa famille ne cesse de lui répéter. Ne sait-elle pas être sincère ? Non. Avec les autres tout comme avec elle-même. Elle attend quelque chose de quelqu'un. Quelque chose que personne n'a pu lui faire partager. Maïwenn veut des échanges, partir, couper les ponts. Paradoxal. Mais elle ment car ces derniers mots sont faux. Elle peut les écrire. Mais ne pourra jamais les penser. Ainsi, Maïwenn blesse. Elle s'en rend compte. Tôt ou tard. Elle ne s'excusera pas car elle s'aime trop pour cela. Il est temps d'être honnête. Donc rectifions : Elle s'aimera surement un jour. Seulement, celui-ci n'est pas près d'arriver. Maïwenn change. Elle n'a plus de corset et s'épanouit. Elle ne veut plus paraitre si proche tout en étant si lointaine. Elle peut mettre des années à accorder sa confiance. Ce qui est fort idiot. Elle laisse, ce soir, ses faux semblants. Laissons tomber ces masques. Ne soyons plus les acteurs de nous même. Mais seulement nous même.
Depuis le début de son article, Maïwenn a évolué. C'est fou à quel point ça fait du bien d'écrire. J'avais tendance à l'oublier. Même si pour beaucoup ce ne seront que des mots à la suite dépourvus de sens, pour d'autre ce sera peut-être un peu plus fort. C'est amusant de se dévoiler un peu. Maïwenn ment car elle se fuit. Elle embrouille car elle ne sait pas ce qu'elle veut.
Au final, Maïwenn n'est pas Maïwenn.
Toujours pas sommeil. Mais peur de se faire piquer par son frère.